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Architecture moderne à Dubaï — Émirats arabes unis
ImplantationPublié le 4 octobre 20265 min de lecture

Créer sa société à Dubaï quand on est français : free zone ou mainland ?

C’est la première question que posent presque tous les dirigeants français qui regardent les Émirats. La bonne réponse dépend moins de la fiscalité que d’une question simple : à qui allez-vous vendre, et où ?

Scena InsightsImplantation · France → Émirats

Deux statuts, deux logiques

À Dubaï, une société peut être créée sur le « mainland », avec une licence délivrée par le Department of Economy and Tourism (DET), ou dans l’une des free zones de l’émirat (DMCC, DIFC, Dubai South, IFZA, Meydan…), chacune avec sa propre autorité. Les deux permettent aujourd’hui une détention à 100 % par un actionnaire étranger pour la plupart des activités.

Le mainland : vendre partout aux Émirats

Depuis la réforme du droit des sociétés de 2021, le partenaire local à 51 % n’est plus obligatoire pour la majorité des activités commerciales, à l’exception de certaines activités jugées stratégiques. Une société mainland peut vendre directement à n’importe quel client aux Émirats, ouvrir des points de vente et répondre aux marchés publics. En contrepartie, elle doit disposer d’un bureau physique et les démarches sont un peu plus lourdes.

La free zone : simple, rapide, tournée vers l’extérieur

Les free zones offrent une création rapide, des formules de bureau partagé ou « flexi-desk » et des avantages douaniers pour l’import-réexport. Leur limite : en règle générale, une société de free zone ne vend pas directement sur le marché local émirien. Elle passe par un distributeur, un agent ou une licence complémentaire. C’est idéal pour des services à l’international, une holding ou du négoce régional ; moins pour une marque qui veut vendre en boutique à Dubaï.

La fiscalité a changé

Les Émirats ne sont plus une zone sans impôt sur les sociétés. Pour les exercices ouverts depuis juin 2023, un impôt de 9 % s’applique au bénéfice au-delà de 375 000 AED. Les sociétés de free zone qui remplissent les conditions de « Qualifying Free Zone Person » peuvent conserver un taux de 0 % sur leurs revenus éligibles, mais pas sur tous. La TVA est de 5 %. Les grands groupes internationaux sont en outre soumis à un impôt minimum de 15 % depuis 2025.

Côté français, une convention fiscale lie la France et les Émirats depuis 1989, mais créer une société à Dubaï ne fait pas de vous un résident fiscal émirien : votre résidence fiscale dépend de votre foyer, de votre activité principale et du centre de vos intérêts économiques. Un avis fiscal des deux côtés est indispensable avant de structurer.

Les cinq questions qui décident

  • 01Qui sont vos clients : des entreprises et consommateurs aux Émirats (plutôt mainland) ou une clientèle internationale (plutôt free zone) ?
  • 02Avez-vous besoin d’un point de vente, d’un entrepôt ou d’accéder aux marchés publics ?
  • 03Combien de visas de résidence vous faut-il, pour vous et votre équipe ? Le quota dépend souvent de la surface de bureau.
  • 04Quel budget annuel ? Licence, bureau, visas et comptabilité vont de quelques milliers à plusieurs dizaines de milliers d’euros par an selon la zone et l’activité.
  • 05Êtes-vous prêt pour l’ouverture du compte bancaire ? Les banques demandent un dossier solide et une vraie substance ; comptez plusieurs semaines.

Et si vous ne créiez pas de société tout de suite ?

Beaucoup d’entreprises françaises créent une structure trop tôt, avant de savoir si le marché répond. Il est souvent possible de commencer autrement : un distributeur ou un agent local, une boutique e-commerce pour tester la demande, des événements ou pop-ups, des premiers rendez-vous commerciaux. La société vient ensuite, quand les chiffres la justifient.

C’est le principe de SCENA Market Access : tester le marché émirien avec une infrastructure existante, puis construire la présence locale quand la demande est prouvée. Et le moment venu, nous vous aidons à choisir entre mainland et free zone, avec vos conseils juridiques et fiscaux.

Cet article est informatif et ne constitue pas un conseil juridique ou fiscal. Les règles évoluent : vérifiez votre situation avec un professionnel.

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